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Mon but n’est pas d’enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d’émerveiller.
— Jacques-Yves Cousteau
 
 
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Né à Montréal en 1971, Thierry Forbois, né Thierry Fortin Boivin, est un créateur, inventeur et artiste multidisciplinaire d’origine française. Autodidacte, amoureux d’art, de science, des mots, du monde des idées, de musique classique, d'aubes étoilées, et de vin..., il croit n’avoir jamais été guéri de son ravissement naïf, de la joie puérile à marquer le monde de ses chimères. Son oeuvre maîtresse est La Voie du vin, et l'art vivant qu'est son rituel extraordinaire dont il l’unique pratiquant. Il est également créateur des corps d'office, sculptures animées servant au rituel de La Voie du vin.

 
 
 
 
Le cantique du réel est un chant quantique. Il est de ce vide. Ce vide, au premier instant, imprima le Tout qui depuis se répand... À l’origine informe, le Tout se mit à la forme puis... devint formulable. Ainsi, tout ce qui pousse, gémit, s’ébat, s’émeut, s’interroge existait au vide primordial comme une disposition latente, un archétype du possible. Oasis stellaires, algues, fougères, éléphants, brahmanes, peintres, physiciens, tous nous sommes de ce continuum informe et lointain. En la diversité de nos apparences, quelque chose d’insécable se souvient.
— Thierry Forbois, manuscrit de La Voie du vin, fragment
 
 
Toujours j’exulte à l’intuition. Lueur délurée dans mes yeux s’écarquillant quand monte la jouissance de l’idée, en pleine crise d’idéation, les images déferlent en vrac en mon esprit, parfois même avec une effrayante clarté. J’essaie alors de modeler ce surgissement, empoignant les ombres, dessinant dans l’air des arcs, des figures abstraites. J’ai alors l’impression de toucher l’éternité, de créer dans l’instant l’œuvre d’une vie entière. Revenant à moi, revenant de mon foudroiement, ne me reste souvent que la mémoire de quelques gribouillis, spectres d’ébauches et autres bribes informes. De ces traces pitoyables, il n’y a maintenant plus rien à voir, mais, j’ai pour moi conservé l’essentiel : le sentiment certain, absolu, d’avoir vu… Investi de cette foi, alors peut commencer le travail de la création ; j’ignore encore le chemin du retour à cette vision, mais je sais qu’il est en moi. Devant la page blanche, face à la toile, au bloc d’argile ou de bois, je ne pense plus, laisse la main me guider.
— Thierry Forbois, manuscrit de La Voie du vin, fragment
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  Sarments de grâce , Thierry Forbois, peinture au vin, réduction de Château Clinet, 2009 (Pomerol)

Sarments de grâce, Thierry Forbois, peinture au vin, réduction de Château Clinet, 2009 (Pomerol)

 
 
 

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